Page:Nansen - La Norvège et l'Union avec la Suède, trad Rouy, 1905.djvu/83

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la question des consulats

produisit en Suède un fort mouvement en faveur « d’une révision forcée », au bénéfice de la Suède, du traité de l’Union en entier, par conséquent en faveur d’une intervention avec emploi de la force armée.

Afin d’éviter une rupture, le Storthing décida l’ouverture de négociations avec la Suède, tant au sujet de la question du ministre des Affaires étrangères que de celle du service consulaire.

Un comité, composé de membres choisis dans les deux pays, fut fondé et travailla jusqu’en 1898. Les membres de ce comité ne tombèrent pas d’accord, et se divisèrent en quatre fractions, deux suédoises et deux norvégiennes. Les négociations échouèrent surtout à cause de l’opposition faite par les membres suédois à la prétention unanime de la Norvège, de posséder un service consulaire distinct.

Ensuite la question de l’Union entra dans une période plus calme qui se prolongea jusqu’en 1902. À cette époque, sur l’initiative de la Suède, et notamment de M. Lagerheim, ministre des Affaires étrangères, on décida la création d’un comité commun chargé de discuter, au point de vue administratif, la question de la création de services consulaires distincts, sans s’occuper de la question des Affaires étrangères, par conséquent dans les mêmes conditions que l’avait voulu le Storthing.

Les membres norvégiens du comité furent M. Ibsen, plus tard ministre d’État, et M. W. Christophersen, consul général à Anvers ; les membres suédois furent M. Bildt, actuellement