Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/214

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
32
LES APHRODITES


mon récit. “ Vous cherchez une défaite, lui dis-je, et je commence à comprendre que je n’ai pas le sens commun ; pouvant me comparer à la dame qui vous touche, et sentant qu’à sa vue j’aurais du dépit de me trouver si bien effacée… — Peu de beautés, je pense, sont dans le cas d’avoir sur vous cet avantage ! — Vous êtes galant. — Et le pied, madame ? — (En me levant :) Je vous comprends, monsieur… Ce que vous vouliez me consacrer d’instants est expiré… Je me sens fort en état de marcher,… et je vous rends à vos méditations amoureuses… — Je ne vous quitte pas, madame ; vous avez bien voulu prendre avec moi l’engagement d’aller ensemble jusqu’à votre pavillon. — Mais si j’étais aussi avare de ma présence (quoique fort indifférente) que vous d’un portrait… qu’après tout je vais maintenant supposer horrible… Oui, c’est à cause de cela que, vous retranchant dans les respectables remparts de la discrétion, vous sauvez finement l’intérêt de votre amour-propre. — J’ignore, madame, s’il est des modèles qui doivent exclusivement obtenir ou manquer les