Page:Nietzsche - Considérations Inactuelles, II.djvu/201

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sions arbitraires, on tailla les œuvres wagnériennes à la mesure de l’opéra, tel que le chanteur croyait pouvoir Yaborder, après en avoir soigneusement extirpé l’es-Sonoentlors même que l’on voulait agir pour le mieux, i ··i’ on suivait les instructions de Wagner AVEC tant fle maladresse et de pusillanimité qu’on aurait tout aussi bien fait de remplacer par une iîguration de ballet Vémeute nocturne dans les rues de Nuremberg, telle qu’elle est indiquée au deuxième acte des Maîtres chanteurs. Et dans tout ceci on semblait agir de bonne fbi, sans aucune intention malhonnête · -Les

tentatives généreuses de Wagner pour don ner au »i moins l’exemple’d’une exécution simplement correcte et intègre et pour initier individuellement certains chan- ’ teurs au style tout nouveau de le diction musicale avaient toujours été étoutïées par le limon de la traditionnelle “ étour derie et des mauvaises habitudes. Ces tentatives-l’avaient, en outre, toujours obligé de s’occuper de ces questions dethéâtre dont l’ensemble lui inspirait le plus ’ profond dégoût. Gœthe lui-même n’avait-il pas perdu toute envie d’assister aux représentations de son 1phz’gé—. nie I « Je souiïre énormément, avait-il dit, lorsque je suis obligé de me débattre avecsdes fantômes que je ne réussis pas à faire apparaître comme ils le devraient. », ’ Avec cela le « succès » allait toujours en augmentant à ce théâtre qui était devenu pour lui un véritable supplice ; il augmentait même au point que les grandes scè-· nes elles-mêmes iinirent par vivre presque exclusive- -.-’ ’ ment des copieuses recettes que leur procurait l’art de Wagner.travest1 en art d opéra. La confusion née de l’engouement croissant dans le] public trouva même A