Page:Normand - Monuments funéraires choisis dans les cimetières de Paris.djvu/10

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Planche 21


Au premier aspect, on prend plutôt pour une chapelle que pour un tombeau, ce monument élevé au prince Cambacérès. Quatre pilastres aux angles supportent une corniche dorique, et servent de base à un autel de forme antique construit en marbre blanc. Sur la face principale de cet autel sont les armes du prince : sur les côtés latéraux, des couronnes de laurier ; aux angles, des flambeaux renversés. Ce monument a été construit par M. Marcel ; M. Plantar a exécuté la sculpture d’ornement.



Planche 22


Le premier de ces quatre monumens, tirés du Cimetière de l’Est, est celui élevé à Fourcroy, chimiste, sur les dessins de feu Molinos, architecte. Il est en pierre, le buste en marbre. Le second est un simple cippe, sans autre ornement que le nom du célèbre poète Chénier. Le troisième est construit en pierre. Il est élevé à la mémoire d’Eustache Colin, négociant. Le dernier est celui de Chaussier ; il se compose de quatre colonnes d’ordre grec surmontées d’un fronton ; dans le milieu est placé le buste d’un savant, que caractérisent les attributs d’Esculape, sculptés sur le soubassement. M. Baltard en est l’architecte.



Planche 23


Deux de ces monumens sont des expèces de bornes antiques. Le premier a été élevé à la mémoire de madame Heim, femme du peintre, sous la direction de M. Le Bas, architecte. Il est en marbre. Le bas-relief remarquable qui le décore est de M. Cartellier. Le second, également en marbre, est celui du maréchal Pérignon ; il est orné d’un trophée d’armes dont l’exécution très-pure fait infiniment d’honneur à M. Plantar. Un hibou au milieu d’une couronne de pavots, et quatre urnes funéraires, sont gravés comme des espèces d’hiéroglyphes au dessous de ce trophée. L’architecte de ce monument est M. Godde. Le dernier de ces tombeaux est celui de madame Marcoz, vicomtesse de Senonnes. Un Génie tenant un flambeau et s’appuyant sur une urne, compose le bas-relief qui le décore ; il est tout en marbre blanc. Sur l’un des côtés on lit cette inscription : Marie Geneviève Amélina Marcoz, vicomtesse de Senonnes, née à Lyon, le 30 juin 1786, morte à Paris, le 25 avril 1826. Ces trois monumens sont au Cimetière de l’Est.


Planche 24


Une espèce de cippe en pierre, surmonté d’une urne cinéaire sur laquelle on lit ces mots : Mes amis, croyez que je dors, couvre les restes du chevalier de Boufflers. Ses armes et les attributs des arts, soutenus par des guirlandes de laurier, ornent ce monument, dont M. Achille Leclere est l’architecte. Il a été exécuté par M. Corbel. Celui du baron de Saint-Pol est simple et original ; les ornemens en sont très soignés. Le troisième est une espèce de borne antique décorée d’une palmette, au milieu de laquelle est un masque. Il a été construit sur les dessins de M. Grillon, architecte. Ces trois tombeaux sont au Cimetière de l’Est.



Planche 25


La sépulture de la famille Boode est l’une des plus remarquables du Cimetière de l’Est. L’architecte de cette sépulture, M. Santy, a été obligé de suivre à peu de chose près un programme qui lui a été donné, programme fait d’après un kiosque qui existe en Hollande, dans l’une des propriétés de la famille Boode. Ce monument est en pierre, et construit par les soins de M. Schwind ; les ornemens, par M. Plantar, sont incrusté comme des mosaïques. La porte est en fer fondu.



Planche 26


Cette sépulture de la famille Frochot renferme les reste de l’ancien préfet du département de la Seine, sous Napoléon. Son fils repose près de lui. Ce monument, que madame Frochot a chargé M. Godde, architecte, d’élever à leur mémoire, est d’une composition simple et riche à la fois, qui fait honneur à son auteur. Les figures sont sculptées par M. Raggi, et les ornemens par M. Plantar. Quoique construit entièrement en pierre, il n’a pas coûté moins de 20,000 fr. On le voit au Cimetière de l’Est.



Planche 27


Ces trois monumens ont été exécutés par M. Schwind dans différentes villes de France. Celui de M. Crawhez, substitut du procureur du roi près le tribunal de Charleroy, est en marbre. Tous trois sont d’une bonne forme, mais celui du milieu se distingue par l’harmonie de sa composition.



Planche 28


Trois familles doivent être réunies un jour dans cette sépulture. M. Lecointe, qui en est l’architecte, a trouvé moyen d’y placer cinquante-quatre cercueils. Nous ignorons si les vendeurs de terrains à perpétuité approuveront cette manière ingénieuse de placer un grand nombre de cercueils dans un espace exigu, mais nous convenons qu’elle a pour les familles l’avantage précieux de réunir tous ses membres dans un même lieu, et de permettre l’économie dans des dépenses que des exigences de toute nature rendent de jour en jour plus exhorbitantes. Ce monument en pierre n’est point achevé. La partie supérieure, qui doit être en porcelaine, reste encore à faire. Il se voit au Cimetière de l’Est. Sa grille est en fonte de fer.



Planche 29


Cette sépulture de la famille Carette est au Cimetière de l’Est. Elle a été construite par M. Schwind, entrepreneur, sur les dessins de M. Visconti, architecte. Le sarcophage, placé dans l’intérieur, est soigneusement exécuté. La porte, en fer fondu, est d’une grande richesse. Celle de la famille Boscary a été élevée sur les dessins de M. Vincent Mery, architecte. La porte et