Page:Normand - Pensées de toutes les couleurs, Calmann-Lévy.djvu/219

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ALFRED DE MUSSET

(1810-1857)



Il aurait cent un ans…

C’est un joli vieillard tout blanc, très soigné, conservant encore les restes de son élégante tournure, et n’ayant que très peu modifié sa tenue de dandy de 1830.

Moralement, il a dépouillé le jeune homme et même l’homme mûr. Le mot « caprice » est vide de sens pour lui. Il passe ses « nuits » dans son lit solitaire, où il dort bourgeoisement. Il ne pense pas trois fois l’an à George Sand, qu’il ne voit plus jamais et qu’il trouve maintenant bien vieille pour lui…