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nière dont elles s'adaptaient exactement à la taille et dont elles en dessinaient les moindres contours ; on appelait cotte hardie ces robes traînantes et sans ceinture au corsage extrêmement collant.

Déjà, s'il faut en croire Herbe, sous le règne si pudique de Louis IX, on les cousait pour ainsi dire sur le corps, tant elles étaient ajustées avec art ; on y retrouve souvent soit par devant, soit en arrière, le lacet qui serre les corsets.

Fig. 21. — Robe du XIVe siècle.

L'auteur de la vie de sainte Thaïs qui vivait au XIIe siècle, nous apprend que les françaises étaient « si étroitement lacées qu'elles ne pouvaient plier ni leur corps, ni leurs bras. »

Les robes sont si étroites par le faux du corps, écrit Pierre des. Gros, que à peine peuvent les dames dedans respirer et souventes fois grand douleur y souffrent, pour faire le corps menu.

« Cette pièce ajustée sur le buste comme une cuirasse,