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Les variantes des costumes féminins ne semblent pas avoir été considérables pendant le xne siècle. En avançant on exagéra d'abord les modes byzantines, les manches traînèrent à terre et le corsage ajusté, moins prolongé fut encore rendu plus étroit.

« L'habillement des princesses et des dames nobles suivit le caprice de la mode, les mœurs et les vicissitudes des temps : riche et coquet à la cour brillante de Charlemagne; simple et plus couvert dans l'entourage du dévot Louis le

Fig. 20. — Cotte hardie.

Débonnaire ; bientôt après de nouveau plus découvert et juste au corps, il fut plus élégant encore sous Philippe-Auguste et même sous Louis IX ou plutôt sous la régence de la belle Blanche de Castille sa mère, malgré la modestie affectée avec laquelle hommes et femmes s'enveloppèrent alors de la tête aux pieds par dessus les premiers vêtements. »

A cette dernière époque, c'étaient surtout les robes elles-mêmes, presque toujours au nombre de deux superposées, qui remplissaient l'office des corsets modernes par la ma -