Page:O'Followell - Le corset, 1905.djvu/49

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« La tapisserie représente Bethsabée au bain, elle est vêtue d'une robe sans ceinture. C'est un surcot au corsage lacé dont la large et longue ouverture se prolongeait jusqu'à la naissance du ventre auquel on donnait le volume d'une grossesse de quelques mois, dans le genre de ce que plus tard on devait appeler le quart de terme, le demi-terme, etc., affecté au temps des grossesses de Marie-Antoinette et à la suite de la Terreur de 1793. » On comprendra cette mode et ces appellations à des époques où comme après la guerre de cent ans il s'agissait de repeupler la France à laquelle il fallait des hommes. Vers le milieu de ce siècle, en 1459, les élégantes adoptent une seconde ceinture, la surceinte, pour le vêtement de dessus qui était la houppelande modifiée ou la cotte hardie s'ouvrant en pointe sur la poitrine et dans le dos. Sau-

Fig. 30. — Marie d'Anjou, femme de Charles VII.

val en établissant les comptes de la prévoté de Paris de cette époque, relève ce détail : La demoiselle Laurence de Villers « femme amoureuse » s'est constituée prisonnière pour avoir porté une ceinture et une surceinte « ferrées à boucle, mordant et cloes d'argent doré »,lesquelles furent en outre confisquées.