Page:Offenbach - Notes d un musicien en voyage 1877.djvu/238

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LES AUTOGRAPHES

A Albany, un Américain me présenta à sa femme et à sa belle-mère. Pendant que nous causions, vint à passer un marchand d’éventails. J’en achetai deux pour quelques cents et je les offris à ces dames.

— Nous acceptons, monsieur, me dirent-elles ; mais à une seule condition ?

— Laquelle ?

— C’est que vous inscrirez votre nom sur un coin de l’éventail.

— Ah ! un autographe, fis-je.

Et je m’empressai d’accéder à leur désir.

J’ai pu constater du reste en maintes occasions combien les Américains avaient la manie des autographes. Ils poussent cette passion jusqu’à l’indiscrétion.