Page:Offenbach - Notes d un musicien en voyage 1877.djvu/46

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le mien et il persista pendant toute la saison. Qu’il faut peu de choses pour obscurcir les beaux jours rêvés, et que c’est une grande folie que de laisser sa porte ouverte.

Le lendemain même je reçus la visite de M. Bacquero qui s’était empressé de m’écrire aussitôt qu’il avait su ma réponse.

M. Bacquero est un homme d’affaires dans la bonne acception du mot, il me fit des offres telles que je ne crus pas avoir le droit même d’hésiter et je signai sur-le-champ le traité qu’il me proposait.

Ce jour-là je n’eus pas besoin de raconter ce qui s’était passé, ma famille avait deviné et je compris plus que jamais, en voyant les miens faire tant d’efforts inutiles pour cacher leurs larmes, de quelle douce et sainte affection j’étais entouré.

Tant de tristesse et de doux reproches n’étaient pas faits pour me donner un courage dont j’avais plus besoin qu’on ne pensait.