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XI

AHMED À L’ŒUVRE


Une huitaine de jours après, la troupe de M. de Kervaleck se trouva prête. L’explorateur n’avait ménagé ni temps, ni peine, ni argent, mais il était bien outillé, ses bêtes de somme étaient de qualité, et tous ses hommes robustes et bien entraînés.

La caravane quitta alors Alexandrie, et suivit la rive gauche du Nil.

Yvaine avait choisi pour elle une jolie cavale arabe toute blanche, à la tête fine et aux yeux vifs. Elle l’appela « Almée » et bientôt la gracieuse bête suivit sa maîtresse comme un chien.

Ahmed s’était révélé habile palefrenier ; nul ne savait mieux que lui rendre luisante, par un vigoureux pansage, la robe d’un coursier.

Yvaine lui confia Almée, et l’Égyptien, pour gagner la confiance de la jeune fille, dorlota sa cavale favorite, qu’il lui amenait chaque matin, lustrée, pansée, d’un blanc de cygne.