Page:Oligny - Le Talisman du pharaon, 1929.djvu/71

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XIII

SAUVÉE


Dans le silence du désert, une détonation avait retenti.

Une haute dune de sable formant une énorme barrière, cachait l’autre partie de la plaine sablonneuse à un cavalier monté sur un splendide cheval de pure race arabe, d’un gris doux et aux longs crins noirs.

Inquiet, voulant savoir, le cavalier, un beau jeune homme de vingt-cinq ans, portant avec aisance le superbe costume des Pachas Égyptiens, monta à vive allure au sommet de la dune.

Son regard tomba sur la jeune fille et sur son poursuivant. Sans hésiter, il dévala la colline, se dirigeant vers Ahmed qui, à sa vue, fit demi-tour et détala, peu soucieux d’expliquer sa conduite.

Le cavalier, abandonnant le traître, s’approcha de la jeune fille.

Le teint animé par la course et l’émotion, les lèvres écarlates, les yeux brillants,