Page:Orain - Au pays de Rennes.djvu/109

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l’appartement du Directeur des postes et télégraphes, une salle de cours, le bureau de l’exploitation, le cercle des officiers et l’école régionale des beaux-arts.


L’ARSENAL


Pendant la guerre de 1778, l’Angleterre ayant menacé la France d’une invasion, le gouvernement comprit la nécessité de créer dans l’Ouest un Arsenal d’artillerie pouvant approvisionner, à bref délai, tous les points importants de la Côte. Il ordonna à M. Ganot, directeur d’artillerie, à Rennes, de rechercher la ville de Bretagne qui convenait le mieux pour la création d’une École d’artillerie et la construction d’un Arsenal.

Ce projet n’eut pas de suite avant 1793, époque à laquelle les représentants du peuple, en mission dans l’Ouest, s’occupèrent de la question et désignèrent la ville de Rennes.

Le Commandant d’artillerie Savournin, chargé de l’exécution du projet, choisit l’hôpital général situé à la Croix Rocheran, près la route de Nantes. Il trouva là de vastes bâtiments et de grands terrains à proximité de la rivière. L’État s’entendit avec la ville qui proposa l’échange de son hospice contre les bâtiments et dépendances de l’abbaye de Saint-Melaine y compris l’évêché et le petit séminaire établi alors aux Catherinettes. L’échange fut signé le 10 Mai 1793.