Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/119

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XIX
À.M.H.
Paris, 7 mai 1834.

Mon cher H.

Vous êtes bien aimable d’avoir songé a moi et de m’avoir écrit en répondant à Lallier. Voilà une correspondance trop bien commencée pour ne pas durer. Ainsi je vous envoie cette fois encore quelques lignes de causerie amicale dont vous voudrez bien-excuser la brièveté, en considération de mes occupations et de ma paresse. La première chose pourtant que j’aie à vous dire est un reproche. Ceci vous étonne, peut-être. Oui. mon ami, un reproche, parce que vous m’avez dérobé un objet qui m’était cher. « De quoi veut-il parler ? pensez-vous ; peut-être de ses Harmonies de Lamartine ! » Eh ! mon Dieu, non, le livre est retrouvé ; c’était un autre qui l’avait, mais vous m’avez dérobé mieux que cela ... c’est-à-dire l’espérance de vous revoir bientôt, espérance que vous nous donniez naguère, et que vous nous ôtez