Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/120

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dans votre dernière lettre. Déjà plusieurs de nos amis se réjouissaient d’avance de votre retour, et maintenant il leur faut décompter. Dites-moi donc quel est cet importun malaise qui vous retient de nouveau au gîte paternel ? Avez-vous quelque crainte sérieuse ? Je désire que non j’aime mieux vous savoir prudent que malade.

Il faut, mon cher H. que je vous tire une vingtaine de sous et votre signature, pour l’affaire que voici : vous savez sans doute que les évêques de Belgique ont fondé une université catholique. Cette université est soutenue par des actionnaires. Chaque action est d’un franc, payable pendant cinq ans, ou cinq francs, une fois payés. Comme une telle institution devait trouver un grand succès dans un pays aussi religieux que la Belgique, l’impiété s’est émue, et quelques bandes d’étudiants de l’université ordinaire de Louvain ont— vociféré des injures sous les fenêtres de deux évêques, et ont joint à cela des invectives dans un journal. Nous avons cru devoir répondre au nom de la jeunesse catholique de l’Université de France, et nous avons rédigé une protestation [1] qui a été insérée dans la Gazette de France, l'Univers religieux, et trois journaux belges. En un mot, tous nos amis communs ont signé et souscrit, et il y a encore des listes ouvertes pour les adhésions et les souscrip -

  1. Voy. page 108.