Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/168

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XXVII
À M VELAY.
Paris, 2 mai 1835.

Mon cher Velay,

J’avoue que toutes les foudres de ta colère ne seraient pas assez pour punir mon infidélité ; deux mois et demi sont écoulés depuis que j’ai reçu une lettre de toi, et je ne t’ai point répondu. Je pourrais cependant alléguer une excuse plausible. Je me suis mis dans l’esprit, de réduire à sa plus simple expression, à son expression la plus positive, ce que j’avais appris de littérature pendant mes trois ans de séjour à Paris, de faire passer, s’il était possible, ma science en parchemin, et de prendre le grade de licencié ès lettres. Il a fallu revoir d’un bout a l’autre mon Burnouf et me convaincre que je n’avais jamais su mon grec ; il a fallu repasser une foule d’auteurs, et ensuite toute l’histoire dont plusieurs parties m’étaient passablement étrangères. Ces travaux m’ont occupé un grand mois, au bout duquel j’ai obtenu