Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/177

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XXX
À M.L.
Villefranche, près Lyon, 23 septembre 1835.

Mon cher ami,

Plus d’un mois s’est écoulé depuis que nous nous sommes fait nos adieux et que nous nous sommes promis de nous visiter par lettres de temps à autre ces vacances. En attendant votre visite, je viens vous faire la mienne, impatient que je suis de savoir de vos nouvelles, et quelles sont vos occupations pour le présent, et quelles sont vos idées pour l’avenir. D’ailleurs, vous n’ignorez pas que l’amour du silence n’est pas ma vertu favorite, que mon bonheur est d’épancher dans l’âme d’un ami tout ce que, je pense, tout ce que je sens, toutes les fantaisies de mon imagination, tous les rêves de mon esprit ; et transporté depuis cinq semaines sous d’autres cieux, j’ai vu, senti et pensé une foule de choses que j’ai besoin de vous dire. Et d’abord ce sont les plaisirs du retour plaisirs qui n’ont pas été obtenus sans peine. Vous sa