Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/261

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XLV
À M. HENRI PESSONNEAUX.
Paris, 19 juin 1837.

Mon cher ami, Pardonne si je suis demeuré si longtemps sans s répondre vos bonnes lettres , et particulièrement à celle de ton père. Vous m’avez fait cependant un nouveau devoir de vous aimer par l’intérêt que vous avez pris à mon malheur. Les témoignages de sympathie sont d’autant plus précieux que la douleur est plus grande, et, à mesure que Dieu nous retire nos parents les plus proches, nous sentons le besoin de nous rapprocher davantage des parents plus éloignés. Ma bonne mère est toujours bien souffrante la tristesse lui dévore le cœur, et un mal intérieur n’abandonne jamais sa tête. Cependant son intelligence est parfaitement saine, et sa vertu, pieusement résignée, fait l’admiration de tous ceux qui l’environnent. Heureux l’homme à qui Dieu donne une sainte mère ! Mais pourquoi faut-il qu’à mesure que l’au--.