Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/269

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gens dont j’espère voir les écus et qui se trouvent trop grands seigneurs pour s’aller asseoir sur les bancs de l’école.

La ne se borne point l’horizon de mon avenir ; mais, s’il est plus large, il est passablement orageux. Le conseil royal de l’instruction publique ayant renvoyé la demande [1] au ministre du commerce, ce dernier est disposé à encourager pécuniairement l’institution de la chaire, si la chambre de commerce et le conseil municipal en veulent faire les principaux frais, et maintenant se discutent les quotités pour lesquelles la chambre, le conseil et le ministère contribueront. L’institution et la dotation une fois décidées, il s’agira de la nomination. Alors je me présenterai avecl’entourage de ceux qui me veulent du bien, et il faudrait une chance singulièrement malheureuse pour me faire échouer. Quand ces négociations n’auraient pas d’autres effets elles auraient toujours celui de m’avoir prouvé l’affection de tous mes amis car les vœux des uns ne m’ont pas plus manqué que les efforts des autres.

Au reste, en tout ceci, je me tiens passif. J’éprouve une sorte de respect religieux, peut-être superstitieux, pour l’incertitude actuelle de ma destinée. Je m’en suis remis aux soins, de la Providence, je crains d’y mettre la main. Il me semble

  1. Demande faite par la ville de Lyon pour la fondation d’une chaire de droit commercial.