Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/286

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


demandait à Dieu des Saints ? On vous donne des Thomas de Cantorbéry, et vous ne les saluez pas d’un cri d’admiration ? Il me paraît pourtant qu’à ce coup les Sarrasins du rationalisme nous avaient fait une belle position pour le combat, et que c’était l’occasion de crier : Dieu le veut !

Il vous appartient, par votre ancienneté et votre charge dans la Société de Saint-Vincent de Paul, de la ranimer de temps à autre par des inspirations nouvelles, qui sans nuire à son esprit ancien, préviennent les dangers d’une trop monotone uniformité. Prenons garde de ne point nous renfermer dans des habitudes trop restreintes, dans certaines limites infranchissables de nombre et de durée. Pourquoi les conférences de Saint-Étienne et de Saint-Sulpice ne peuvent-elles dépasser cinquante membres assidus ? Songeons-y.

Adieu, mon cher L… je me laisse entraîner à une impétuosité qui vous paraîtra peut-être bien juvénile dans un homme que cette année écoutée devrait avoir beaucoup vieilli. Adieu, il faut finir mais je ne finis pas, je vous assure, de songer à vous, et de prier pour votre bonheur Celui en qui je suis pour toujours

Votre ami.


    allocution ou il racontait les différentes phases de la négociation relative aux mariages mixtes, et donnait un témoignage public d’admiration et de sympathie à l’archevêque captif ». (Œuvres complètes de Montalembert, t. IV.)