Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/296

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L
À M.L...
Lyon, 17 mai 1838

Mon cher ami,

Votre excellente lettre du jour de Pâques sollicitait depuis longtemps une réponse. Le compte rendu et les quelques lignes que je viens de recevoir de vous ne laisseraient pas d’excuse à mon silence. Ou plutôt le besoin que j’éprouve toujours de vous entretenir se réveillant plus vif à mesure que les sujets d’entretien se multiplient, il faut bien que les occupations les plus importunes cèdent et fassent une place de quelques heures aux devoirs de l’amitié. Car je vous l’assure, Lamache l’a bien dit, et vous l’en remercierez pour moi ces amitiés formées sous les auspices de la foi et de la charité, dans une double confraternité de disputes religieuses et d’œuvres bienfaisantes, loin de s’attiédir par l’effet d’une absence prolongée, se recueillent et se condensent en quelque sorte ; elles se