Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/324

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LIII
À M. DUFIEUX.
Paris, 18 novembre 1838.

Mon cher ami,

C’est une visite bien inattendue, mais aussi bien douce, que la vôtre, sous ce ciel de Paris où l’on vous a vu si rarement. Vous êtes le bienvenu alors même que vous venez le reproche sur les lèvres. J’ajoute que vous n’avez pas tous les torts de vous présenter ainsi, car mon seul adieu pour vous en quittant Lyon a été un embarras que je vous laissais. Mon silence depuis n’a guère pu manquer de vous sembler répréhensible et pourtant, s’il vous était possible, mon cher ami, de vous transporter brusquement au milieu de mes occupations et de mes sollicitudes, je suis sûr qu’à la petite rancune que vous croyez me devoir succéderait un sentiment de généreuse pitié. Mes affaires, assez heureusement engagées d’abord, ont subi de nouvelles complications. Le vote du conseil municipal, qui fixait le traitement du professeur futur de droit commercial,