Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/329

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LIV
À M.X...
Lyon, 21 février 1839.

Mon cher ami,

Le conseil municipal, à une majorité de vingt quatre voix sur trente-six, m’a nommé professeur de droit commercial. Mais cette nomination doit être confirmée par M. le ministre de l’instruction publique. En conséquence, j’ai écrit à M. Cousin qu’en le remerciant de là chaire de philosophie d’Orléans, je me trouvais néanmoins obligé par mes devoirs de famille d’opter pour la chaire de droit de Lyon. Dites-moi ce que vous pensez de mon choix et ce qu’en pensent mes amis les Parisiens. Ici j’en ai presque été blâmé. On s’accordait à croire que mes véritables intérêts étaient sur les bords de la Loire. Pour moi, j’avoue que j’étais flatté de la perspective d’une carrière exclusivement intellectuelle, d’une existence désormais départagée et par conséquent plus paisible, du voisinage de Paris, mais j’y