Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/335

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Excusez les sermons d’un homme qui n’en fait que parce qu’il en a besoin lui-même. Envoyez-moi le plus tôt possible le dernier procès-verbal de la Société de Saint-Vincent de Paul. N’oubliez pas les améliorations auxquelles vous aviez songé pour cette pauvre et chère Société. Ne vous fâchez pas de la brièveté et du désordre de cette lettre. Elle est écrite en mauvaise compagnie, je veux parler du mal de tête qui n’a cessé de m’assiéger ce soir. Portez-vous bien je puis apprécier le mérite de ce conseil et vous le garantir. Croyez-moi pour la vie

Votre ami dévoué.

Nous arrivons à l’époque la plus agitée de la vie d’Ozanam les avancés les plus flatteuses, les plus décisives lui arrivaient de tous côtés, et cependant des doutes sérieux sur sa vocation troublaient son âme des plus nobles inquiétudes. La ville de Lyon venait de se l’attacher par la création d’une chaire M. Cousin faisait de sérieuses instances pour le faire entrer, comme il disait, « dans son régiment » ; d’un autre côté M. de Montalembert le pressait de prendre une part active à la rédaction d’une nouvelle publication qu’il fondait Je vous en « supplie, lui écrivait-il, donnez-nous donc quelques « fragments de vos travaux, quelques éclats du monument que « vous sculptez ; je vous demande ce service comme à un ami « et à un frère d’armes sur la sympathie duquel je compte « comme vous devez compter sur moi. » Enfin l’abbé Lacordaire le prévenait le 19 février 1839 de