Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/347

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de la Mennais et ses amis C’est le cas de s’écrier avec Joad

Et quel temps fut jamais plus fertile en miracles !

Nous en verrons bien d’autres. Ne voilà-t-il pas

don Carlos chassé d’Espagne, et la révolution maîtresse en ce pays, jusqu’à ce que le vent du Seigneur se lève sur les Espagnes comme sur la France ? La révolution fera le tour du monde, comme l’a dit Mirabeau, mais ayant derrière elle l’Église catholique. Vous saurez, mon cher ami, car vraiment j’ai ce sentiment pour vous, vous saurez que, dans un livre imprimé au commencement du dix-septième siècle, si ce n’est plus tôt, et traitant de la vie d’une certaine Marine d’Escober, il est dit qu’elle eut une vision où elle vit en même temps l'Angleterre qui se convertissait et l'Espagne qui se pervertissait. C’est la même sainte qui a prédit qu’un jour les deux ordres de Saint-Dominique et de Saint-Ignace seraient parfaitement réconciliés et unis.

J’ai vu annoncer dans l 'Univers, que nous recevons, la réimpression de votre Dante cela. m’a fait plaisir. Il faut se garder de quitter la plume. Sans doute c’est un rude métier que celui d’écrire mais la presse est devenue trop puissante pour y abandonner son poste. Écrivons, non pour la gloire, non pour l’immortalité, mais pour Jésus-Christ. Crucifions-nous à notre plume. Quand personne ne nous lirait plus dans cent ans, qu’importe ? La