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LVII
L’ABBE LACORDAIRE À FRÉDÉRIC OZANAM
La Quercia, 2 octobre 1838.

Très-cher Monsieur,

Ma première pensée est de vous féliciter sur le poste si convenable où vous a promu votre mérite. Je suis vraiment heureux de vous savoir à Lyon, près de votre mère et de vos amis, dans une Église qui a si inviolablement conservé la grandeur de sa foi. Ce que vous me dites des modifications qui s’annoncent dans la direction du clergé et dans les opinions de plusieurs hommes qui avaient contribué à lui faire une fausse position/me paraît concourir avec le mouvement plus général qui devient partout visible. Que dites-vous de l’archevêque de Toulouse, demandant en face du duc d’Orléans la liberté d’enseignement promise par nos institutions fondamentales ? L’archevêque de Toulouse ! celui qui a été le promoteur de la censure contre l’abbé