Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/435

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LXXIII
À M. L...
Château du Vernay, près Lyon, 28 juin 1841.

Mon cher ami,

Les grandes choses auxquelles s’intéressait votre affection se sont accomplies. Mercredi dernier 25 juin, à dix heures du matin, dans l’église de Saint-Nixier, votre ami était à genoux ; à faute ! était son frère aîné élevant ses mains sacerdotales, et au pied son jeune frère répondant aux prières liturgiques. A ses côtés vous auriez vu une jeune fille, blanche et voilée, pieuse comme un ange, et déjà, elle me permet de le dire, attendrie et affectueuse comme une amie. Plus heureuse que moi, ses parents l’entouraient, et cependant, tout ce que le ciel m’a laissé de famille ici s’y était donné rendez-vous ; et mes anciens camarades, mes frères de Saint-Vincent de Paul, de nombreuses connaissances, remplissaient le chœur et peuplaient la nef. C’était beau, et des étrangers que le hasard amenait s’en sont trouvés profondément émus. Quant a moi, je ne sais plus