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LXXV
À M. LE COMTE DE MONTALEMBERT
Lyon, 25 juillet 1841.

Monsieur le comte,

Souvent, dans ces épanchements affectueux dont votre amitié m’honore, vous avez bien voulu m’exprimer votre admiration et votre zèle pour l’oeuvre de la Propagation de la Foi. L’intérêt que vous avez pris à la récente affaire de Mgr le Patriarche grec d’Antioche m’a laissé surtout un reconnaissant souvenir. Aujourd’hui je suis heureux d’être chargé encore, par le conseil de l’oeuvre, de solliciter pour une circonstance moins difficile, mais non moins grave, l’intervention de votre charité. Le plus beau caractère de la Propagande de la Foi, c’est l’universalité, qui l’affranchit des préoccupations nationales, lui ôte les couleurs odieuses de la politique, et lui donne la fidèle empreinte de l’Église dont elle est l’actif instrument. Aussi -t-elle bientôt rattaché tous les peuples catholiques, en ne laissant à la France que l’honneur de l’ini-