Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/439

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Mais cette lumière qui me remplit l’âme n’y saurait laisser dans l’ombre les souvenirs du passé, et surtout ceux qu’accompagne la reconnaissance. Votre pensée a eu sa place au milieu des amis présents dont la foule se pressait au pied de l’autel. Et ensuite dans ces charmantes conversations où ma nouvelle famille se plaît à me faire parler des années écoulées, à chaque instant votre nom, et celui de votre père vénéré, revient pour être accueilli par la gratitude la plus sincère. Incapable de la témoigner jamais comme j’aurais voulu, je me sens, souffrez que je le dise, presque quitte envers vous quand j’entends votre éloge sur ces lèvres si chères, dont un seul mot me fait tressaillir. On me charge de vous dire qu’on sera bien heureuse de vous connaître sa Paris et que dans ce moment même, où la présence des tiers est ordinairement une importunité, on aimerait que le pèlerinage de la Grèce eût une station auprès de, nous.

Adieu, monsieur et cher ami, laissez-moi vous embrasser avec toute l’effusion du jour de mon départ, et croyez au dévouement de toute ma vie elle sera en partie votre ouvrage, et si ma position actuelle est une espérance de plus dans ce bel avenir, vous savez quelle part vous y avez prise.