Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/6

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Notre temps a le goût des Correspondances, il aime à surprendre l’homme dans la simple intimité de sa vie. Les mémoires nous montrent celui qui les écrit tel qu’il veut bien s’y laisser voir ; mais les Lettres, au contraire, prennent l’homme à l’improviste et nous répètent à l’heure même jusqu’aux battements de son cœur.

Quels que soient les événements, ils mesurent sans se tromper une âme à sa juste taille s’ils sont grands, et qu’elle soit petite, elle ne s’élèvera pas au-dessus de sa médiocrité ou de son égoïsme. Si elle est belle et