Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/7

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généreuse, il n’est pas de vie si obscure et si monotone où l’occasion ne la montre un jour dans touté sa beauté.

C’est le fond de l’âme que l’on cherche dans les Lettres et l’on a raison, car on l’y trouve.

Mais s’il y a un attrait incomparable à pénétrer l’âme de celui qui nous fut inconnu, que sera-ce si nos souvenirs peuvent évoquer son image, si en le lisant, nous entendons encore le son de sa voix, et enfin, si nous l’avons aimé ?

Après de longues années d’attente, d’essais et d’hésitations, cette pensée a décidé la publication des Lettres d’Ozanam. C’est à la prière de ses amis et de ceux qui l’ont connu qu’elles ont été recueillies c’est à eux qu’elles sont adressées. Ne pouvons-nous pas avoir la légitime espérance que ce livre sera accueilli et conservé comme l’on accueille et conserve le portrait d’un ami ?

Nous avons encore un autre désir. Ozanam a toujours vécu entouré de jeunes gens. Écolier, étudiant, ses camarades lui faisaient un cortège d’affection et presque de respect. Plus