Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/9

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


En 1816, ses parents, ne voulant pas élever leur jeune famille sous la domination autrichienne, revinrent à Lyon leur patrie. Le jeune Frédéric avait quatre ans, il y passa son enfance et sa jeunesse et y devint complétement Lyonnais de cœur.

Son père le prépara lui-même à entrer au collège « Mon père, disait Ozanam, aimait les sciences, les arts, le travail ; il nous inspirait le goût du grand et du beau. En quittant les hussards, il avait lu d’un bout à l’autre la Bible de Dom Calmet, et il savait le latin comme nous autres professeurs nous ne le savons plus. » Ainsi bien préparé le jeune enfant fit ses classes avec les plus grands succès. D'une nature affectueuse et sympathique, il étudiait avec ardeur, aimait beaucoup ses maîtres et quoiqu’il s’accuse d’avoir échangé bon nombre de coups de poings avec ses camarades, c’est là que se forma ce groupe d’amis choisis dont il était presque toujours entouré et qui lui sont demeurés fidèles au delà de la vie.

C’est pendant le cours de sa rhétorique et jusqu’à sa philosophie, c’est-à-dire de quinze à