Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 7.djvu/263

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cent à rien entreprendre quand ils assistent, disent-ils, à la décadence de la France et de la civilisation, et qui, à force d’annoncer la ruine prochaine d’un pays, finissent par la précipiter.




LES CAUSES DE LA MISÈRE


Octobre 1848.


Le droit au travail, vaincu à l’Assemble nationale, se venge de sa défaite dans les clubs et dans les banquets : tout annonce un de ces débats qui ne s’achèvent pas en un jour, qui survivent à leurs juges, et que la Providence tient ouverts pendant. des siècles, s’il le faut, pour l’éducation des hommes. C’est qu’en effet cette discussion mémorable introduisait à la tribune une question devant laquelle avait reculé jusqu’ici la timidité de nos parlements, la question de la misère. Mais, comme toutes les controverses qui commencent, celle-ci nous a plus émus qu’instruits ; toute la passion des orateurs n’a remédié ni à l’insuffisance de leurs études ni à l’inévitable ascendant des erreurs du passé. Habitués jusqu’ici à ne considérer que l’in-