Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 7.djvu/382

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Ce n’était donc point seulement pour combattre le système de Saint-Simon qu’il fallait saisir la plume il’fallait s’emparer d’une occasion si favorable pour ramener les esprits sur des réflexions profondes, trop longtemps négligées ; il fallait prendre acte de ce retour vers les études graves, vers les pensées généreuses, qui se manifeste aujourd’hui il fallait signaler enfin la confession authentique de la beauté et des bienfaits du Christianisme dans la bouche de ses adversaires.

Trop longtemps de désolantes maximes d’égoïsme et d’indifférence ont pesé sur notre belle patrie. La critique, au lieu d’aboutir à une con-

    cités a lieu par voie de génération et ce principe est un de ceux sur lesquels est fondée l’institution des castes héréditaires. L’espèce humaine a passé par là.
    « Voyons maintenant comme l’anthropophagie est une conséquence du panthéisme. Ce n’est que l’absorption d’un homme par un autre. Or, s’il est dévoré par quelqu’un qui lui soit supérieur, c’est une migration favorable au tout ; car c’est un perfectionnement. Il ne faut pas croire que nos adversaires soient, sans y penser sans doute, bien loin de cette conséquence. Car ils e expliquent déjà l’autorisation de manger la chair des animaux, en affirmant que les dévorer, c’est leur faire faire un progrès. L’humanité a encore passé par là.
    « Voyons l'idolâtrie : Dieu, disent-ils, est l’infini manifesté par le fini. Avec cette formule, mettons des artistes à l’œuvre. Ils peindront Dieu sous toutes les formes finies qu’ils pourront trouver, et ils feront ces statues belles, bizarres, sales, pudiques, ou a ces assemblages grotesques que le panthéisme leur a permis dans d’autres époques ; et la preuve, c’est que nos adversaires sont descendus à des formules déjà admises dans d’autres temps, et « représentées dans les temples, à celle-ci, par exemple, que la « danse est le plus religieux des arts. » (Lettre d'un disciple de la science nouvelle aux religionnaires prétendus saint-simoniens de l'Organisateur et du Globe , par P. C. R. )