Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 7.djvu/515

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vrait dans des contemplations sublimes les desseins providentiels dont il devait être l’instrument, sa prudence, toujours attentive, suivait pas à pas les menées souterraines de ses ennemis, déconcertait les calculs de leur politique, et son inflexible résolution tenait en échec toute leur violence. Son histoire, pendant ces sept années, est courte comme l’histoire de tout ce qui ne change point. Il excommunia les ministres des volontés royales qui avaient engagé l’Angleterre dans la ligue schismatique il rappela le peuple sous l’autorité d’Alexandre par une lettre pleine de douceur et d’énergie plusieurs fois ; il écrivit au roi et lui donna de salutaires et rigides avertissements ; en même temps il aiguillonnait l’inertie de ses suffragants et de ses collègues, ou bien il venait jeter le poids de sa parole au milieu des hésitations et des lenteurs circonspectes de la cour de Rome. Voici quelques fragments de ces lettres immortelles on y voit ce. qui se passait dans cette grande âme ; mais il ne faut point oublier que celui qui les traça était prince de l’Eglise, qu’il parlait à ses égaux ou à ses inférieurs ; que le malheur et la sainteté l’ont revêtu d’une double consécration et lui ont donné le privilége de dire beaucoup.