Page:Paccory - Manuel du catéchiste et du maître d'école, 1807.pdf/141

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l’intention de leur donner des leçons à apprendre, c’est le moyen d’aider beaucoup leur mémoire.

Rien ne soulage plus un maître, ne donne plus d’émulation aux enfans, et ne les rend plus attentifs, que le soin d’en réunir un grand nombre qui fassent les mêmes lectures, qui apprennent les mêmes leçons, qui aient à dire les mêmes choses.

Dans une école il y a nécessairement des places que les enfans préferent aux autres par telle ou telle raison, en sorte qu’ils appellent ces places les meilleures : il faut mettre à profit cette circonstance, et attacher en effet un certain honneur à occuper ces places, en les assignant selon le mérite ; ce qui suppose que de temps en temps le maître, pour encourager ceux qui font bien, et réveiller ceux qui se négligent, ordonnera quelque mouvement dans les places dont il s’agit. Les enfans sont fort sensibles à ces petites distinctions et à l’attention que l’on montre à