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LA LOGIQUE DÉDUCTIVE
DANS SA DERNIÈRE PHASE DE DÉVELOPPEMENT[1]


AVANT-PROPOS
Termes logiques et termes scientifiques dans le langage ordinaire

1. Prenons un livre qui puisse mériter notre confiance au point de vue de la propriété du langage, par ex. un traité de géométrie élémentaire ; et, en le lisant, proposons-nous d’y séparer les termes scientifiques (savoir en ce cas, ceux qui sont propres à la Géométrie et, en d’autres cas, ceux qui sont propres à l’Arithmétique, à la Physique, à la Chimie, etc.) de ceux qu’on emploie dans un discours sur un objet quelconque, et que pour cela j’appellerai termes logiques, au sens étymologique du mot.

2. Certainement, il y a des mots qui ne permettent aucune hésitation sur le choix du vocabulaire dans lequel ils doivent être placés ; par ex., les mots

  1. C’est le titre d’un Cours de sept conférences que je viens de faire sous les auspices de l’Université de Genève. Mes nombreux auditeurs l’ont suivi avec un intérêt qui a dépassé mes prévisions les plus optimistes et plusieurs d’entre eux m’ont aimablement demandé de le publier.

    Il était conforme à mon but de vulgarisateur de leur donner satisfaction, mais certainement je ne l’aurais pas encore fait si la Revue de Métaphysique et de Morale ne me faisait l’honneur de me publier, malgré la longueur du texte et les difficultés typographiques.

    J’exprime donc ma plus vive reconnaissance à mes auditeurs de Genève, à la direction de cette Revue et à l’éditeur M. Gauthier-Villars qui a bien voulu se charger de la diffusion de mon ouvrage.

    L’Avant-propos a été ma leçon d’ouverture, l’Idéographie logique m’a pris deux leçons et la Logique déductive les deux suivantes. J’ai consacré les deux dernières leçons de mon Cours à un essai de Méthodologie pure et appliquée (aux principes de l’Arithmétique), que maintenant je laisse de côté, parce que, avant de le publier, je me propose de le développer davantage.

    Lorsqu’il ne s’agit pas de fixer une date, il me parait inutile de citer mes publications, dont j’ai emprunté plusieurs matériaux épars, en les coordonnant et en les complétant ; je préfère réserver mes citations pour les autres auteurs.

    Gênes (Institut technique), mai 1912. A. P.