Page:Paradis - Le Temiscamingue a la Baie-d'Hudson BAnQ P134S1D1, 1884.djvu/1

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Préface

Latera Aquilonis Civitas Regis Magni.
Du côté de l’Aquilon, la Cité du Grand Roi.
(Ps. 41. l. IIe)


Monsieur le Ministre,

En sincère Canadien que je suis, j’ai toujours eu une haute opinion de l’avenir de mon pays ; mais jamais ne n’ai été plus frappé de l’idée de cette future grandeur qu’en parcourant d’un œil attentif la vaste et belle région qui s’étend vers le Nord depuis le bassin du Lac Témiskaming jusqu’au 52° parallèle qui forme la latitude d’Albani, sur la côte sud-ouest de la Baie James.

Quel pays immense ! Quelles plaines riches et fertiles ont été mises là en réserve pour les enfants et les petits enfants de notre génération contemporaine ! Oui, c’est là une réserve providentielle, une nouvelle terre-promise ; il n’y a pas à en douter.

Qu’un pays si beau, si fertile, si immense et tout près de nous soit resté jusqu’ici inconnu ?… voilà la grande question que l’on s’adresse et qui ferait peut-être douter de la véracité de mes paroles si à l’heure présente, des centaines de témoins n’étaient prêts à se lever pour raconter ce qu’ils ont vu et admiré de leurs propres yeux.

Je n’ai rien découvert. Je ne viens qu’en qualité d’humble missionnaire confirmer ce qu’ont écrit