Page:Paris, Paulin - Commentaire sur la chanson de Roland, I.djvu/45

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.

ainsi que la prose grecque, une certaine mesure ; mais cette mesure n’était pas préparée, elle se formait d’elle-même avec une accentuation naturelle de soupirs et demi-soupirs, que la musique artificielle a su parfaitement imiter. Le rhythme est un élément inséparable de la conversation des honnêtes gens : le vers blanc en est l’odieux pastiche. Quand on a le bonheur de ne pas s’écouter parler, on mesure involontairement la coupe de ses paroles et les pédants seuls vont chercher, en dehors de la langue de tout le monde, je ne sais quelle cadence qui les rend haïssables à la première vue et sans qu’on puisse dire pourquoi. M. Génin a bien aperçu l’écueil ; dans l’espoir de l’éviter, il a fini par découvrir le vers blanc. Mais le remède était pire que le mal, et chacun, après avoir lu son Théroulde, ne manquera pas de s’écrier : « Qu’on me ramène à la langue des pédants ; elle vaut mieux encore que le vers blanc de M. Génin. »


ERRATA.

Page 4, ligne 37. Au lieu de respect, M. Génin trouve, ajoutez : ici.

Pag. 5. Dans la note, supprimez tous les guillemets, à l’exception du premier et du dernier.

P. 6, lig. 1 et 2. Des parenthèses, des chiffres, lisez : les parenthèses ... les chiffres.

P. 19, lig. 34. Mort vers 1100, lisez : Mort vers 1200.

P. 21, lig. 19. La table onomastique, ajoutez : et topographique.

P. 26, lig. 14. Guillaume le Conquérant, duc de Normandie, de 1022 à 1084, lisez : Guillaume le Conquérant, duc de Normandie (1027-1087.)

P. 27, lig. 19. Les tables de Rymer, lisez : Les tables du Doomsday-book.

P. 39, lig. 4. Quoi ! n, l, r, lisez : Quoi ! n, r,


P. S. — J’achevais cet innocent Errata (je devrais dire « ces innocens » pour éviter le reproche de décliner Errata sur Rosa, la rose), quand j’ai reçu la réplique de M. Génin, datée du 20 mai 1851. C’est une lettre à M. Paulin Paris, composée de 40 pages in-8°, dans laquelle mes observations sur la Chanson de Roland sont réfutées par un procédé très simple : on n’en dit pas un mot. On se tait sur les justes récla-