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DESCENDANCES.

Surtout il fut surpris de retrouver son frère Galaad qu’il avait laissé petit enfant, beau, vigoureux, sensé, adroit aux armes et nouvellement armé chevalier de la main de son oncle Nascien, le roi de Northumberland.

Bientôt il reçut un message de la part des gens du royaume d’Hofelise qui lui demandaient un roi, à la place de celui qu’ils avaient perdu. Josephe ne voulut pas leur répondre avant d’avoir pris conseil au duc Ganor et au roi Nascien. « Sire, » dirent-ils, « notre avis est que vous ne pouvez choisir un prince plus propre à gouverner cette terre que votre frère Galaad, dont on connaît déjà la prouesse et la prud’homie. Si nous le désignons, c’est moins en considération de vous que dans la pensée de faire une chose agréable au Seigneur-Dieu. »

Josephe ne s’en tint pas à ce premier conseil. Il invita douze des plus prud’hommes et des plus sages du pays d’Hofelise à venir conférer avec lui : il demanda leur avis sur le roi qu’il convenait de choisir. Tous firent la même réponse ; si bien que Josephe appelant Galaad : « Tenez, beau frère, » dit-il, « je vous investis du royaume d’Hofelise, par le conseil des prud’hommes de cette terre. Je savais que vous méritiez de porter couronne ; mais comme vous êtes mon frère, je ne vous au-