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TRANSITION.

lu le grand livre du Graal, où elles devaient se trouver, et où elles se trouvent effectivement.

Le Saint-Graal avait paru, dans le temps même où il achevait le Joseph ; il avait donc pu le lire pendant qu’il écrivait le Merlin. C’est pourquoi, se trouvant alors en état d’acquitter une partie des promesses qu’il avait faites, il finit le Merlin par ces lignes qu’un seul manuscrit nous a conservées :

« Et tint le roiaume longtems en pès. Et je, Robers de Boron qui cest livre retrais… ne doi plus parler d’Artus, tant que j’aie parlé d’Alain, le fils de Bron, et que j’aie devisé par raison por quelles choses les poines de Bretaigne furent establies ; et, ensi com li livres le reconte, me convient à parler et retraire qués hom fu Alain, et quele vie il mena et qués oirs oissi de lui, et quele vie si oir menerent. Et quant tems sera et leus, et je aurai de cetui parlé, si reparlerai d’Artu et prendrai les paroles de lui et de sa vie à s’election et à son sacre. » (Man. n° 747, fol. 102 v°)[1].

Ces lignes, que les assembleurs ont senti la

  1. La branche d’Artus dans quelques manuscrits, comme le n° 370, ouvre le volume. Dans d’autres, comme le n° 747, elle est franchement séparée du Merlin, dont les dernières lignes emploient seules le haut du verso précédent. Dans d’autres, une grande