Page:Paris, Paulin - Romans de la Table Ronde, tome 4.djvu/215

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
208
lancelot du lac.

La reine croit le moment arrivé : elle se laisse tomber à ses pieds ; Galehaut, les dames et les demoiselles suivent son exemple. Lancelot fait effort sur lui-même pour paraître courroucé ; enfin, il relève de ses mains la reine et Galehaut ; et se tournant vers le roi, il s’agenouille et s’humilie : « Ordonnez de moi, sire, tout ce qu’il vous plaira. » Le roi à son tour le relève et le baise sur la bouche. « Grands mercis, dit-il, beau doux ami ! Je vous promets une seule chose, c’est de ne vous plus donner le moindre sujet de courroux. Je le jure par la haute fête que nous célébrons aujourd’hui. »

Ainsi fut faite la réconciliation du roi Artus et de Lancelot qui redevint compagnon de la Table ronde. Et dès ce moment, le roi rentré en grâce avec l’Église et avec la reine, ne croyait plus rien avoir à désirer.


LXXIII[1].



Le roi Artus séjourna à Dinasdaron toute la semaine. Afin de mieux célébrer le retour de la reine et sa réconciliation avec Lancelot, il donna rendez-vous a ses barons, pour les têtes de la

  1. Le grand épisode où nous arrivons de l’enlève-