Page:Paul Kane - Les Indiens de la baie d'Hudson.djvu/114

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qu’il satisfaisait sa vengeance en les croquant. Peut-être supposera-t-on que, s’ils sont ainsi envahis, c’est faute de peignes ou de tout autre moyen d’expulser les intrus ; il n’en est rien ; ils sont fiers de porter sur eux de tels compagnons, et de donner à leurs amis l’occasion de s’amuser à les chasser et à les manger.

Le costume des hommes consiste en une robe de peau de rat musqué de la grandeur d’une couverture ordinaire, qu’ils jettent sur l’épaule, sans aucune espèce de chausses, de mocassins ou de bas. L’usage de se peindre le visage n’est pas très en vogue parmi eux, excepté dans les occasions extraordinaires, telles que la mort d’un parent, quelque fête solennelle, ou le départ pour une excursion guerrière. Le costume des femmes se compose d’une ceinture d’écorce de cèdre accompagnée d’une quantité de cordons de même matière tombant tout autour, au moins jusqu’aux genoux. C’est là leur vêtement d’été. Quand le froid devient vif, elles y ajoutent la couverture de peau de rat musqué. On fait aussi une autre espèce de couverture avec la peau de l’oie sauvage qu’on prend ici en grande abondance. La peau de l’oie est enlevée avec les plumes ; on la coupe en lanières qu’on attache ensuite de façon à laisser les plumes en dehors. Cela fait une corde emplumée qu’on tisse de manière à en former une couverture dont les plumes forment les mailles, et qu’elles rendent un vêtement aussi léger que chaud. En été tout cela est mis de côté, aucun sentiment de pudeur ne portant les Chinooks à en faire usage. Les hommes vont entièrement nus ; quant aux femmes, elles portent toujours leur jupon de cèdre.

Le pays que les Chinooks habitent étant presque dépourvu de fourrures, ils ont peu à trafiquer avec les