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LES INDIENS DE LA BAIE D’HUDSON.

27 septembre. — Encore dans le lac. Je puis distinguer, par une éclaircie, le paysage environnant ; il est borné de hautes montagnes qui dominent les nuages. La terre semble stérile et peu cultivable. On aperçoit des cèdres d’une taille gigantesque, quelques-uns de trente à quarante pieds de circonférence.

28 septembre. — Nous chassons une chèvre de montagnes qui se montre dans le lointain, sur une pointe de terre qui s’avance dans le lac. Je me mets à sa poursuite avec trois ou quatre Indiens, et après une longue course je finis par la tuer. Elle ressemblait, comme taille et comme forme, à la chèvre domestique, mais au mouton pour la laine. Ses cornes étaient noires, droites, courtes et très-pointues.

29 septembre. — À cinq heures après midi, les lacs étaient traversés, et nous reprenions le fleuve. La pluie tombait à torrents tout ce jour-là, et nous voyions les sommets des montagnes se couvrir d’une neige, qui se transformait pour nous en averse.

30 septembre. — Partis à six heures après midi par une ondée torrentielle qui nous transperce bientôt. Nous nous arrêtons ici pour couper des avirons dans une forêt de bouleaux, seul bois bon pour cet usage, et qui ne se trouve pas plus bas dans la Colombie. D’énormes cèdres poussent ici en abondance.

1er octobre. — Matinée claire et belle et température agréable. Cela me permet de quitter le bateau et de me promener quelques milles le long de la rive, ce qui me fait grand bien aux jambes. Dans cet endroit s’étend, sur plusieurs milles, et parallèlement à la rive, une sablonnerie qui se nomme « le grand Batteur. » L’escarpement des berges de la rivière et l’épaisseur des broussailles nous tenaient renfermés dans le ba-