Page:Paul Sébillot - Littérature orale de la Haute-Bretagne.djvu/174

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mère pète toutes les fois que son beau-fils éternue, et la plus disgracieuse de ses aventures lui arrive à l’église.

Le prêtre n’est point contraint de se mettre nu ; c’est sa soutane seule qui est déchirée, et le dénoûment est moins tragique. Conduit devant le juge de paix, le petit garçon fait danser tout le monde et ne s’arrête que lorsqu’on lui a accordé sa grâce.

L’instrument de musique, qui force à danser ceux qui l’entendent, se retrouve dans la Flûte du berger Meyot, de Cénac- Moncaut ; le Petit Bossu, de Cosquin ; le Violon merveilleux, de Carnoy ; les Trois souhaits, de Luzel, cinquième rapport ; dans l’Air merveilleux, conte irlandais de Crooker, abrégé par M. L. Brueyre qui, à la suite, p. 166, cite un assez grand nombre de contes analogues ; et l’épisode de la musique jouée sur l’échafaud est aussi dans Cénac-Moncaut, mais le dénoûment a lieu à la satisfaction générale, comme dans le conte si connu de Grimm, le Juif dans les épines.

L’arc qui atteint son but a son similaire dans le Poirier aux poires d’or, le Corps sans âme, les Trois souhaits, contes bretons de Luzel ; dans le Petit Bossu, de Cosquin (flèche qui perce tout ce qu’on veut) ; Peronik l’idiot, de Souvestre (boule de fer qui, après avoir frappé, revient d’elle-même à son maître).

Voir, pour les contes étrangers où cet épisode se trouve, Brueyre, Contes populaires de la Grande-Bretagne, p. 27, et R. Kœlher, Zeitschrift für Romanische Philologie, t. III, p. 312.