Page:Paul Sébillot - Littérature orale de la Haute-Bretagne.djvu/269

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I. Jean de l’Ours.

Il était une fois trois frères ; il y en avait un qui s’appelait Jean de l’Ours, et qui ne se plaisait qu’à rester dans le coin du foyer.

L’aîné dit à sa mère qu’il avait envie de faire un navire qui aurait marché sur terre comme sur mer.

— C’est bien, mon garçon, répondit-elle ; pars quand tu voudras.

— Alors je me mettrai en route demain,

Le lendemain, l’aîné des fils coupa un gros morceau de pain qu’il mit dans un mouchoir, prit sa hache pour construire son navire et quitta la maison.

Sur son chemin il rencontra une fée déguisée en mendiante qui lui demanda la charité.

— J’aimerais mieux, répondit-il brutalement,