Page:Paul Sébillot - Littérature orale de la Haute-Bretagne.djvu/319

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



II. Les devinettes.

Les Devinettes ou — pour employer le mot dont se servent les paysans gallots — les devinailles, sont un des amusements favoris des soirées d’hiver à la campagne ; il y a des gens qui en possèdent un vaste répertoire, et parfois ils se plaisent à l’augmenter en improvisant de nouvelles devinettes, J’ai été plusieurs fois témoin de ce jeu d’esprit, dont parfois les faiseurs de devinailles nouvelles ne se tiraient point trop mal.

Pour l’ordre dans lequel j’ai placé les devinettes, j’ai suivi la classification de M. Rolland, qui est fondée sur les affinités que présentent entre elles les énigmes. C’est en effet de cette manière que procèdent les paysans, et quand ils sont ensemble, les devinettes leur arrivent par associations d’idées. Si j’avais eu un plus grand nombre d’énigmes dont le texte est obscène ou grossier, et la réponse anodine, peut-être aurais-je fait pour elles une troisième division, qui aurait été justifiée par le goût que les paysans ont pour les mots a double sens. J’ai mis à leur rang celles qui appartiennent à ce genre.