Page:Paul Sébillot - Littérature orale de la Haute-Bretagne.djvu/38

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s’enfuirent effrayés, sans oser regarder derrière eux.

Le bruit de ces choses surprenantes se répandit dans le pays, et d’autres personnes se joignirent à ceux qui les premiers s’étaient aventurés dans la grotte. Tous ensemble allèrent jusqu’à un endroit où personne n’avait pénétré, et sur une table en pierre il virent un repas servi :

— Voici du nouveau, dirent-ils ; il faut savoir ce que c’est ; rien ne nous presse, car la mer ne vient pas jusqu’ici.

Au même instant deux dames se présentèrent devant eux, qui les invitèrent à dîner ; ils se mirent à table et mangèrent toutes sortes de mets. Le repas fini, les dames leur dirent de revenir une autre fois, et qu’elles leur apprendraient des choses qui leur seraient utiles plus tard.

Les gens de Plévenon pensèrent que sûrement c’étaient des fées ; mais ils n’eurent pas peur de retourner, et quand ils furent à l’endroit où le repas était servi, ils virent les deux dames, et l’une d’elle les interrogeait chacun à son tour, leur demandant s’ils étaient cultivateurs ou marins, garçons ou mariés. Elles leur racontaient des choses utiles, et leur donnaient du pain et de la viande.