Page:Paul Sébillot - Littérature orale de la Haute-Bretagne.djvu/56

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gnon, une statue grotesque, placée à l’extérieur, est appelée Gargantua.

À Plurien, à l’embouchure de la petite rivière de la Bouche, se trouve une pierre nommée la Gravelle de Gargantua.

À Saint-Just (Ille-et-Vilaine), les grosses pierres de la lande de Cojou furent jetées par Gargantua, qui les trouvait gênantes dans ses souliers. (Cf. Guillotin de Corson, p. 193.)

À Saint-Suliac, un menhir, qui n’a guère qu’un mètre de haut, se nomme la Dent de Gargantua.

Sur la lande de la Pierre-Plate en Treillières (Loire-Inférieure), un peulvan porte le nom de Galoche (bouchon) de Gargantua ; les plateaux de granit voisins étaient ses palets. (Ogée, nouv. édit.)

La quenouille de la femme de Gargantua se trouve à côté de Josselin ; c’est un menhir de 6 mètres de haut ; son fuseau, un autre menhir de 5 m 30 de haut, se voit à Loqueltas, sur la limite de la langue française et du breton, mais en pays bretonnant ; on les retrouve sur la lande de Lanvaux, près d’Auray, et les deux mille cailloux de 4 à 7 mètres de haut qui parsèment la lande du Haut-Brambien en Pluherlin (partie française du Morbihan) sont des graviers que Gargantua secoua de ses souliers. (Cf. Violeau, Pèlerinages du Morbihan, p. 240.)