Page:Paul Sébillot - Littérature orale de la Haute-Bretagne.djvu/62

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.



§ 1. — Contes qui présentent des analogies avec ceux de Perrault.


Parmi les contes populaires dans le pays gallot, il en est plusieurs qui présentent, soit dans l’ensemble et la marche du récit, soit dans les épisodes, des analogies avec les contes de Perrault, sans qu’on puisse dire avec certitude si elles sont dues à des transformations faites par des conteurs ayant connu les récits de Perrault ou si la ressemblance provient de contes plus anciens. Dans les récits que j’ai recueillis, je n’ai point de mythes analogues à la Belle au Bois Dormant, avec laquelle la fille endormie des Bas enchantés, no XXI, et les princesses endormies du Capitaine Pierre, no VI, présentent pourtant des ressemblances, au Chat-Botté, à Riquet à la Houpe et aux Fées. Mais je retrouve dans mes contes des épisodes similaires à ceux qui se trouvent dans tous les autres contes de fées du recueil de Perrault. En voici quelques-uns ci-après ; j’ai analysé ceux que j’ai précédemment publiés, et parmi les contes enfantins, le Rat et la Ratesse, qu’on trouvera plus loin, se termine par un épisode qui n’est autre qu’une version du Petit Chaperon Rouge.

Voici un petit conte qui ressemble à la fin de la Barbe-Bleue ; mais il n’y a aucune trace des chambres interdites qui figurent dans le récit de Perrault.